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25 May 2016

Dissonances n°30 : Psaume des psaumes.

Lu par David Marsac.

06 May 2016

Recours au Poème : Psaume des psaumes.

 

Fil de lecture sur Guenane, Jacques Josse et Le Golvan

par : Denis Heudré

 

Fil de lecture autour de la micro édition poétique avec trois éditeurs passionnés par leur rôle de passeur de poésie : Yves Perrine pour les éditions La Porte, Julien Bosc pour les éditions le phare du cousseix et Gilles Plazy pour les éditions la Sirène étoilée. Trois éditeurs pour trois auteurs pleins de talents qui méritent d'être découverts, bien que ne figurant pas dans les listes de best seller des librairies.

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Nicolas Le Golvan – Psaume des psaumes

 

Avant d'ouvrir ce livre intitulé Psaume des psaumes, j'appréhende de ne rien y appréhender justement. J'ai peur que ma volonté de me maintenir à l'écart de toute religion me soit un handicap pour apprécier ce nouvel ouvrage publié par les éditions La Sirène étoilée. Mais bon, je suis vite plongé dans la mort d'un David que l'auteur tient à ne pas présenter précisément. Mais avec ce titre on est obligé de penser à ce roi David, présent à la fois dans la la Torah, la Bible et le Coran. Et si la poésie pouvait réunir les trois religions dans une même vision de la mort injuste ? Et si l'amour quel qu'il soit était chanté par tous ?

David le bien aimé est mort. Son amant est partagé entre le désir de rendre hommage
« Comme si on devait aux morts ces égards et ces vers que personne n'a donné aux vivants » et celui de garder le silence  «Et pourquoi donc parler ? / le silence suffit au feu à disposer de toi ». Il veut s'appliquer en choisissant ses mots « David, pauvre toi / je n'ai de poème pour envelopper tes restes ». Des mots de poésie pour ce psaume. Psaume des paumes perdues sans l'Autre, toujours marquées par le souvenir « ton nom écrit désormais dans ma paume, pauvre livre arraché de mes mains qui ne se lavent pas de ton nom ».

Des mots de poésie, quoi de mieux pour rendre les honneurs « les jolis mots qui rendent l'honneur, la beauté à la vie, l'homme pour l'homme ». Des mots de poésie pour dire l'amour au delà de la mort « Je ne suis que l'ombre de mourir à l'ombre de ce reste de toi ».

Réflexion sur la mort aussi  « Assez, David, je vais te dire ce qu'il en est de mourir car la mort est à charge des vivants », « pour l'homme qui meurt la lumière est exacte, l'arbre infatigable » et sur la fragilité des hommes « David, combustible maigre jeté au grand feu des hommes » . Et la religion « un monde fidèle, David? Tu croyais? comment peut-on croire encore? ».

Ce psaume est une bien belle élégie d'amour « au débit de ton nom, David, je n'ai pas démérité », « je garde de toi ce qui n'est écrit dans aucun de tes livres, David » au delà de toute religion et de toute culture.

 

 

 

Nicolas Le Golvan
Psaume des psaumes

éditions La Sirène étoilée
48p, 12€

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08 Mar 2016

Le scalp en feu chronique Psaume des psaumes.

LE SCALP EN FEU - IX

 

 

 

Décembre 2015 / Février 2016

 

 « Poésie Ô lapsus »  Robert Desnos

 

Le Scalp en feu est une chronique irrégulière et intermittente dont le seul sujet, en raison du manque et de l’urgence, est la poésie. Elle ouvre un nombre indéterminé de fenêtres de tir sur le poète et son poème. Selon le temps, l’humeur, les nécessités de l’instant ou du jour, ces fenêtres changeront de forme et de format, mais leur auteur, un cynique sans scrupules, s’engage à ne pas dépasser les dix à douze pages pour l’ensemble de l’édifice.

 

Lecteur, ne sois sûr de rien, sinon de ce que le petit bonhomme, là-haut, ne lèvera jamais son chapeau à ton passage car, fraîchement scalpé, il craint les courants d’air. 

Octobre 2015  à  Mars 2016 – Michel Host

 

 

RECUEILS

 

SOMMAIRE

 

I – LA POÉSIE ou « On ne m’y reprendra plus » ………………… p.2

II – RECUEILS

       Annie DANA  -  Pépins de Cupidon ……………………………… p.4

       Cathy GARCIA  -  Trans(e)fusées  ………………………………. p.4

       Gilles PLAZY -  Ciel renversé    …………………………………… p.5

       Margo OHAYON  -  Poussières  …………………………………… p.6

       Élie-Charles FLAMAND  - Percer l’écorce du jour ………….. p.7

       Basile ROUCHIN  -  Détail d’intérieur  …………………………. p.7

       Anne JULLIEN  -  Terminus 2007, énigmes ………………….. p.8

       LE GOLVAN Nicolas  -  Psaume des Psaumes  ………………. p.9

      

           

      

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LE GOLVAN (Nicolas)  -  Psaume des Psaumes sous-titré : « J’écrirai lorsque, physiquement, les autres n’en auront plus la force… » - Illustrations d’après le manuscrit d’Avranches - Ed. La Sirène étoilée – 45 pp. -  2015  - 12 €.  /  lasirene.etoilee@orange.fr /  lasirene.etoilee.monsite-orange.fr  /  13 Hent Ar Stankennig  -  29910  Tregunc.

Le « psaume » (du grec ‘psalmos’) est amplement présenté en ouverture du recueil. Cet air joué sur le psaltérion, sera accompagné d’un chant religieux. Les « Psaumes de Salomon » en témoignent, avec ceux de « David »… et d’autres personnages bibliques.

Nicolas Le Golvan nous annonce se situer dans un effort ultime, un isolement, et peut-être un recommencement du chant dans un ailleurs… : « … fossile promis / voix chacune tirée au fil / la gueule un soc alors perdu en terre / là derrière / là-dessous mes pieds / de gris / combien d’autres tassés / ici seul en vérité / alors seulement j’écrirai. » David Éloigné de l’abjection… Disparu de cet espace et de ce temps : « David, pauvre toi / Je n’ai pas de poème pour envelopper tes restes / Je n’ai pas ouvert de ces livres linceuls… […] je n’ai rien à te dire, ma mémoire est ici, dans l’abject aujourd’hui où tu es pourtant mort David //  comment peut-on mourir ici ?  /// au dernier crime / tu n’as pas même pensé à te couvrir de jolis mots »  -  Un détachement ?  Un abandon ? Non, ce n’est pas suffisant. Un rejet donc, une exécration… Et pourtant un arrêt sur le Chanteur biblique : « … tu n’es pas matière, David  /  à gloser dans la fumée  /  tu es ma bouche en vie, ma langue humide, un crachat retenu car la soif dans la fumée tu épaissis la morve  //  tout se mange ici  tout moque  /  te cracher ? /  non, David  /  je m’exécute d’abord à ma soif et te tairai »  -  Affrontement ? À travers les temps, les âges ?  En  proximité cependant : « Me pardonneras-tu, David, d’avoir oublié l’amant que tu ferais aussi ? » Le profane est profanateur, en effet : « tant que tes chairs tiendront tant qu’il y en aura / vite l’aimé les pénètre d’un amour combien profane ». – Mise en doute, et en cause, c’est ici encore une affaire de sens et de valeur : « voici ma seule science, en ta déposition, David.  / que valaient tant de livres ? »  -  Une facette supplémentaire de la seule question qui vaille. Conversation poursuivie au bord du gouffre : « tant que je te tiendrai David en distinction nous échangerons nos rangs dans ce sourire de fosse ».  -  Le sentiment qu’on éprouve est d’un chaos en marche, d’une fin de tout s’approchant, d’un inutile effort : « serais-tu mon roi, serais-tu mon frère, l’insecte ou le rat  /  seule ma chaux est prodigue et ne se souvient pas. »  -  Il y aura un vainqueur du combat : « Réglons nos comptes, David […]  si je tope ta main, elle rompt.» -  Mais quoi ?... à la toute fin, le désastre… l’effacement… Le monde de David préfigurait-il le nôtre, d’oubli satisfait et violent, de méconnaissance « mortellement » sûre d’elle-même. C’est mon sentiment. Parmi quels cauchemars naviguent les songes de Nicolas Le Golvan ? Chacun de ses lecteurs aura à se frayer sa voie propre dans ce Psaume infernal :

« Reste ma propre mort, David, elle se sait orpheline et ne t’appartient pas plus qu’aux racines de l’arbre

de nous elle emportera la mémoire au-delà des forêts car je n’ai pas failli dans l’ordre brutal des choses  

souviens-toi longtemps à charge de nous deux car j’ai mieux à chanter que le poème des morts

je ne le connais pas. »

__________________.

 

Michel HOST

_________________________________________________Le 6 / III / 2016

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

19 Feb 2016

Paludes, radio campus Lille, a lu TARAVANA.

http://blog.paludes.fr/public/Radio2016/K29-LeGolvan-Critique.mp3

23 Dec 2015

JOURS en intégralité (27 pages!) dans Créatures #4.

La revue Créatures #4 accueille le recueil JOURS dans son intégralité ( 27 pp. !). Grand merci à eux.

15 Dec 2015

ID n°604 que Claude Vercey consacre à Psaume des psaumes (La Sirène étoilée).

"Certainement l’indétermination du destinataire, dont le prénom à résonance biblique brouille les pistes, et dont s’empare malignement en couverture la reproduction du roi David, participe de l’indéniable charme du texte. "

http://www.dechargelarevue.com/I-D-no-604-Serais-tu-mon-roi.html 

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